Nouveau départ pour Danelson

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Avant d’arriver à la Casa ENED, Danelson a passé trois ans dans la rue à Boca Chica, où il vivait grâce à la mendicité ou en cirant des chaussures.

Un soir, il a été agressé par un groupe de garçons plus âgés qui voulaient lui voler la recette de sa journée. Heureusement, un homme qui tenait une boulangerie dans le village et un bar sur la plage, Freddy, est intervenu pour les empêcher de le racketter. Puis il l’a emmené chez lui pour la nuit.

Le lendemain, sachant qu’il ne pouvait pas le garder mais n’ayant pas le cœur de le renvoyer à la rue, Freddy a parlé à des gens autour de lui pour savoir s’il existait une solution. Quelqu’un lui a parlé de Jaclyn. À l’époque, elle n’était pas très bien connue car elle ne se trouvait en République dominicaine que depuis deux ou trois ans. Mais la personne a expliqué à Freddy que Jaclyn recueillait des enfants de la rue et qu’elle était tout comme lui – ô coïncidence – d’origine suisse. Mis en confiance, Freddy l’a contactée.

Jaclyn est venue chercher Danelson un dimanche après-midi dans le bar sur la plage. Elle se souvient encore de ce petit bout de chou qui n’avait probablement pas plus de 10 ans et qui la regardait avec ses grands yeux. Aujourd’hui, Danelson est un beau jeune homme de 22 ans qui dépasse Freddy de deux têtes (il est retourné le voir récemment).

Danelson était un garçon turbulent, car la dureté de la vie de la rue l’avait marqué. Par exemple, à l’âge de cinq ou six ans, il avait vu son père se faire assassiner sous ses yeux d’une dizaine de coups de couteau lors d’une bagarre. Quant à sa mère, elle souffrait de troubles cognitifs apparents. Elle devait avoir subi un grave accident à la tête, car elle présentait une grosse cicatrice et son crâne semblait presque déformé.

À l’école, Danelson s’est montré bon élève mais n’a pas souhaité poursuivre sa formation : dès l’âge de 16 ans, il a manifesté l’envie de quitter la Casa. Il a d’abord travaillé dans l’ébénisterie d’un ami de la maison, où il s’est distingué en faisant du bon travail. Puis un poste s’est libéré au sein de la police touristique, la Politour. Il a déposé sa candidature et il a été engagé. Aujourd’hui, il patrouille justement dans les rues où, étant enfant, il craignait les rondes de la Politour !

De temps à autre, Danelson fait un saut à la Casa ENED. C’est un exemple pour les autres car il est sérieux, travailleur et bien inséré dans la société.

Écrit par Francesca Sacco, bénévole

PhilippeNouveau départ pour Danelson

2 comments

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  • marie - 10/08/2016

    Me siento muy feliz y orgullosa a su lado! Que Dios bendiga siempre a Danelson !

  • marie dominique - 06/09/2016

    Danelson ! como creciste. Cuantos anos sin veros todos Ya eres todo un hombre. Tu camino de vida no fue nada facil. Te merece lo mejor POR QUE TU LO VALES . Soy Dominique la francesa.


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